Une nouvelle étape vient d’être franchie pour l’audit énergétique en entreprise avec l’entrée en vigueur de l’arrêté du 2 juillet 2026. Si vous êtes propriétaire ou gestionnaire d’un bien utilisé pour une activité professionnelle, ou si vous prévoyez une transaction impliquant des locaux d’entreprise, cette évolution réglementaire peut avoir un impact direct sur la façon dont se déroule un audit énergétique. À quoi faut-il s’attendre concrètement lors de l’intervention ? Quelles informations seront demandées ? Voici ce qui change et comment bien vous y préparer.
L’audit énergétique est une analyse approfondie de la consommation d’énergie d’un bâtiment ou d’un ensemble de bâtiments, obligatoire pour certaines entreprises. Avec l’arrêté du 2 juillet 2026, les exigences se renforcent : il s’agit d’améliorer la collecte des informations et d’adapter le suivi des performances énergétiques au contexte actuel (prise en compte des émissions de gaz à effet de serre, mesures d’économie d’énergie, etc.).
Cet arrêté modifie notamment celui du 20 mai 2016 et précise les données à fournir lors de la saisie sur la plate-forme informatique dédiée, prévue par l’article L.233-1 du code de l’énergie. L’objectif est de mieux encadrer les audits réalisés et de faciliter le suivi des actions engagées par les entreprises pour réduire leur consommation et leur impact environnemental.
Si votre entreprise ou votre bien est concerné par l’audit énergétique, le professionnel en charge de l’audit devra désormais recueillir des informations plus détaillées lors de sa visite. À partir du 6 juillet 2026, il sera tenu de distinguer la taille de l’entreprise, de relever les consommations énergétiques annuelles sur les quatre dernières années, et de vérifier si votre établissement dispose d’installations soumises au système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre (un dispositif européen qui concerne les sites polluants).
L’audit ne se limite plus à un simple état des lieux. Le professionnel devra justifier le périmètre des établissements audités et préciser la part de consommation couverte par l’audit (exprimée en pourcentage). Si une méthode d’échantillonnage est utilisée (c’est-à-dire si tous les sites ne sont pas audités individuellement), il devra expliquer ce choix.
Le rapport d’audit inclura désormais les éléments suivants :
Toutes ces informations sont désormais obligatoires pour que l’audit soit reconnu et enregistré sur la plate-forme officielle.
Pour que la visite se passe dans les meilleures conditions et éviter des allers-retours inutiles, anticipez les demandes du professionnel :
En étant bien préparé, vous permettez à l’auditeur de réaliser un diagnostic plus fiable et de vous proposer des pistes d’amélioration adaptées à votre situation.
L’entrée en vigueur de l’arrêté du 2 juillet 2026 marque une évolution vers plus de transparence et de rigueur dans la gestion énergétique des entreprises. Si vous êtes concerné, attendez-vous à une intervention plus détaillée, mais aussi à des recommandations mieux ciblées pour réduire vos consommations. Pour toute question ou pour organiser un audit conforme aux nouvelles règles, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un professionnel qualifié.


